Rions ....

 

 

Les diverses archives consultées permettent la découverte de certains documents qui nous font voir la vie d'autrefois à Gondrin sous un jour, parfois cocasse !

 

                                                                                       

                                                                                   

  

Ces petites histoires croustillantes, insolites, tristes, anecdotiques

ont fait l'objet de nombreux Procès-verbaux

 

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Il s’en passe des choses dans le cimetière de Pardies !

 

(acte n°38 archives communales) 

               

Le 13.05.1837 à  M.le curé

 

... Je m’empresse de répondre à la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire, en date du 12 du courant ; en allant à ma campagne et en passant à côté du cimetière de Pardies, j’aperçu deux individus qui travaillaient avec des pioches. Je conviens que cette entreprise me surprit beaucoup et je fus encore plus étonné quand ces ouvriers me dirent qu’ils y travaillaient par vos ordres, car je suis à me demander quel peut être votre droit et votre qualité. J’ai cru savoir que jusqu’à ce jour l’église et le cimetière n’avaient jamais légalement parlant fait partie de la paroisse de Courrensan, et je ne sache pas qu’aucun de vos prédécesseurs ait élevé à cet égard des prétentions semblables aux vôtres. Si, Monsieur, vous me démontrez que cette église supprimée a été réunie à la paroisse de Courrensan par une autorité légale quelconque, et que vous en ayez été mis en possession conformément à la loi, ma surprise sera encore plus grande et il nous sera aisé de nous entendre.

Vous me permettrez d’ajouter, Monsieur, que fidèle au mandat dont je suis revêtu, je défendrai avec force et modération les intérêts de la commune, et jusque là, Monsieur, je considèrerai ces objets comme appartenant à la commune dont je suis l’administrateur. Recevez……………

Signé le Maire de G.

 

 


 

 


On ne plaisantait pas avec la largeur des roues !

 

Procès-verbal (n°59) de délit de grande voirie contre le sieur Labory, meunier, demeurant au moulin du Pouy, commune d’Eauze.

Le vingt trois octobre mil huit cent trente neuf à six heures du matin,

 

Nous, François Priston, conducteur des Ponts et Chaussées, étant sur la route royale n°131 d’Agen à Bayonne, commune d’Eauze, avons trouvé sur la 3ème parcelle, 6ème lieue, une voiture à deux roues, sans plaque, chargée de fumier et attelée de deux chevaux, les jantes des roues n’avaient que cinq centimètres, cinquante millimètres de largeur.

Après avoir reconnu par nous-même, d’après les indications prises, que ce délit est du fait du sieur Labory, meunier au moulin du Pouy, demeurant à Pouy, commune d’Eauze, lequel étant absent, son domestique a répondu comme de coutume qu’il ne le ferait plus.

A quoi nous devons observer que c’est pour la troisième fois que le sieur Labory est surpris en délit de grande voirie par nous-même, et que, cependant,  il ne cesse de continuer.

En conséquence, nous avons dressé le présent procès-verbal, à l’effet de faire prononcer  ce que de droit, contre le sieur Labory, meunier au moulin du Pouy, commune d’Eauze, conformément aux lois et règlement.

 

A Gondrin, le 23 octobre 1839,     signé Priston.

 


 

 

          

Mais qui était le chef ?

 

Procès verbal n°85

L’an 1842 le 10 du mois de février, à 3h de l’après-midi, nous Jean-Pierre Manein, adjoint de la Mairie de la commune de Gondrin, canton ……………………..

Délégué pour remplir les fonctions de commissaire de police,

 

En passant par la route royale, allant vers le padouin ou promenade de la ville, j’ai aperçu le sieur Amant qui récurait le fossé public qui se trouve entre la dite promenade et le chemin public qui se dirige vers le lieu de Bellegarde, appartenant à la dite commune. Je lui ai demandé qui lui avait demandé de récurer ce fossé ? il m’a répondu que c’était le sieur Martin Castadère, propriétaire domicilié de la ville de Gondrin, chez lequel il reste.

Je lui ai ordonné de se retirer et de cesser ce travail ; au même moment est survenu le dit sieur Castadère qui a dit à son ouvrier de continuer, que c’était lui qui le payait et de ne pas suivre mon ordre, qu’il ne me connaissait point n’étant pas revêtu de mon écharpe. Vu sa mauvaise foi et sa désobéissance, je lui ai déclaré que j’allais dresser procès-verbal, contre lui et son ouvrier pour le faire condamner aux peines portées par les lois et règlement de police municipale.

Le dit Castadère a répondu qu’il se moquait de moi et de mon procès-verbal et qu’il se proposait d’abattre les tertres que nous avons fait faire pour conserver la dite promenade attendu que c’était un endroit public.

Nous offrons pour témoins de ce fait, les Sieur Sicre Pierre cantonnier et Joseph Barrère, marchand de chiffons, habitants de la ville de Gondrin, qui pourront être appelés au besoin.

 

En foi de quoi,  nous avons fait et dressé le présent p.v……………….. et avons signé……

 


 

  

A la recherche des enfants  abandonnés

 

 

Gondrin, le 8 janvier 1844

Monsieur le Maire de Gondrin

A, Monsieur le Procureur du roi

 

Il m’arrive ici un désagrément qui me donne de l’inquiétude ; voici l’objet :

 

Agissant en conformité de la loi et pour esprit de philantropie, je me suis conformé en tout point à l’arrêté de M.le Préfet par rapport aux enfants déposés clandestinement, aux femmes ou filles enseintes dont les pères restent inconnus. J’ai été sévère et déjà plusieurs de ces enfants sont nourris chez leur mère, enfin, ces petits malheureux sont sûrs d’avoir sinon un père, du moins une mère.

 

Une fille de Gondrin, la nommée Magdelaine Saucède ayant été désignée par l’opinion publique comme étant enseinte, je crus devoir la mander à la Mairie, afin de lui dire que l’autorité veillait sur elle, qu’elle devait prendre toute précaution pour n’éprouver aucun accident, qu’en un mot, elle devait viser à conserver l’objet qu’elle portait, attendu qu’il n’avait point réclamé l’existence qui lui adviendrait avant long-temps.

Sous des prétextes divers, elle trouva le moyen de gagner du temps et enfin elle ne se présenta jamais ; je parlai à sa mère et elle me promit de la faire présenter le lendemain, qu’elle était à Condom au moment où je lui en parlais mais que je pouvais compter qu’elle viendrait, que d’ailleurs elle me prévenait qu’elle était positivement enseinte.

Informé par la clameur publique du départ précipité de cette fille, je me hâtai de mander ses père et mère ; ils se refusèrent d’abord de se présenter et ce ne fut qu’après en avoir reçu l’ordre par écrit, avec l’observation que faute pour eux d’y obtempérer, j’allais prendre des moyens très sévères contre eux, alors seulement l’un d’eux se présenta et il me dit hardiment qu’il ignorait où était sa fille et que si j’en avais besoin, je pouvais me donner le mal d’aller la chercher moi-même.

Quelques jours après, le temps lui ayant porté conseil, ils se présentèrent de nouveau et ils me demandèrent du temps, trois ou quatre jours, que cette époque passée, ils me diraient au juste où elle était ; j’accordai ce qui fut demandé et je n’ai pas été plus heureux après.

 

Je viens près de vous pour vous prier de me donner un moyen ; mais j’ajoute qu’il vaudrait infiniment mieux que ce fut vous qui poursuivit ces misérables dont les intentions me semblent bien suspectes ; j’ajoute encore qu’ils ne méritent point le plus léger ménagement et qu’il ne faut pas perdre un instant si l’on veut éviter peut- être un malheur.

 

Recevez, M.le Procureur ……………… signé le Maire de G……………

 


 

 

 

Cheval ou Cavalier ?

 

L'an 1845, le 27 juillet, devant moi André Joseph Soulès, maire de la commune de G. est comparu Marthe Sarrau, épouse du sieur Courtes, brigadier forestier, habitante de Gondrin, qui nous a dit que :

 

... le 18 courant, vers 11h1/2 du matin, étant dans un champ appelé au padouin, appartenant au sieur Vinsac, sis dans la commune de G. où elle s'était arrêtée pour causer avec le sieur Pujos Pierre et Anne Laborde sa femme, qui étaient occupés à couper du blé, entendirent un cheval à marcher.

   Ils pensèrent sans tourner la tête qu'un cavalier passait dans le chemin.

   Quelle fut sa surprise quand le cavalier, sans mot dire, dirigea le cheval vers la dite Sarrau, qui, épouvantée, fuyait à travers champ afin de se soustraire aux atteintes du cheval, ce qu'elle ne put éviter car M.Gardère, propriétaire, habitant de G. qui était le cavalier, la poursuivait toujours avec le museau de son cheval sur l'épaule de la dite Sarrau. Cette dernière croyant l'éviter, se dirigea et fut dans le champ du sieur Maribon, où le blé n'était pas encore coupé, ce qui ne fut pas un obstacle à M.Gardère qui la poursuivit toujours, en disant ... "as-tu peur, as-tu peur ? et en se retirant il lui fit la question de savoir si elle préférait être montée par le cavalier ou par le cheval...

  

Les dits Pierre Pujos et sa femme ont fait la même déposition en présence, parfaitement identique à la déclaration de la dite Sarrau.

 

De tout quoi nous avons dressé le présent procès-verbal .....

 


 

 Arsenic à la campagne

(P-verbal n°73 feuillet 38)

 

L'an 1840, le 12 octobre à 9h du matin, s'est présenté devant nous J-Pierre Manein adjoint de la mairie de la commune de G..... faisant fonction ...... le sieur Roques Georges, cultivateur, domicilié à Chiot, commune de G.

 

... lequel nous a requis de nous transporter sur un champ situé près le dit lieu de Chiot, appartenant au sieur J-Marie Corne, tonnelier, domicilié de la ville de G. sur lequel ce dernier avait semé du fourrage ou du linet et avait placé dans plusieurs endroits de l'arsenic, afin d'empoisonner le bétail ou la volaille qui pourraient s'y introduire.

   Qu'en effet plusieurs têtes de volaille appartenant au dit Roques y étaient allées parmi lesquelles deux ont été empoisonnées et trois se trouvent dans le moment très malades et dans l'impossibilité d'en relever.

  

D'après cette réquisition et obtempérant à la demande du dit Roques, nous nous sommes rendu, accompagné du requérant sur le dit champ et avons trouvé dans plusieurs endroits de l'arsenic mêlé avec du maïs, ce qui prouve que le dit Corne avait l'intention d'empoisonner la volaille ou le bétail du dit hameau de Chiot. D'ailleurs, chose certaine, puisque le dit Corne et son épouse l'ont avoué en présence de M.M.Manein Pierre propriétaire et Fourteau Jean, cultivateur.

 

De quoi, nous avons dressé le présent procès-verbal ...

 


 Nous avons intitulé celle-ci "lou ravi"

 

L'an 1849, le 19 avril, s'est présenté devant nous Maire de la commune de Gondrin, M.Bouton, desservant la succursale de Saint-André dans la dite commune de Gondrin, lequel nous a exposé les faits suivants et nous a demandé de les constater par procès-verbal.

 

Le 8 avril courant, jour de dimanche, Joseph Landre demeurant à Ladonne, paroisse de Saint-André, commune de Gondrin, se plaça sur une marche de l'autel au moment de la messe, où personne ne se place et où il ne s'était jamais non plus placé lui-même ; dès que la messe fut commencée, il se permit de faire des grimaces outrageantes vers Monsieur le desservant avec des gestes menaçants qui s'adressaient directement à l'exposant et qui indignaient les fidèles qui étaient à portée d'apercevoir son indigne conduite qui était préméditée à n'en pas douter à raison de la place qu'il avait prise pour être à portée de désigner d'une manière directe le prêtre pendant la messe, portant parfois la tête près de ses habits sacerdotaux et se permettant de contrefaire les paroles de la messe, en disant souvent "dominusvobiscum" et d'autres paroles prononcées à voix plus basse qu'on ne poouvait retenir.

Attendu que ces grimaces, ces gestes et ces paroles sont outrageantes pour le desservant, qu'elles sont contraires au respect du à la religion et à ses ministres, et peuvent leur attirer du mépris et présentent une violation de l'article 262 du code pénal,

 

Nous avons dressé le présent Procès-verval ................

 

 

Qui aurait pensé que nous retrouverions M. Bouton dans un arrêt du Conseil d'Etat cette fois-ci, en date du 16 mars 1850....

 

 


 

Cet autre, nous l'avons intitulé "les joueurs de cartes"

 

L'an 1853, le 12 du mois de février à 5heures du soir, devant nous Jean-Pierre Manein, Maire de la commune de Gondrin ........... s'est présenté le sieur Jean-Baptiste Bertin, charpentier de moulin, habitant cette ville, qui nous a dit que :

 

Le 3 février courant, jour de foire, vers 11h1/2 du soir, étant à jouer aux cartes avec Louis Daspas, perruquier, Léon Bazlin, ouvrier en teinturerie, Jacques Maton, tailleur d'habits et Frix Broca, maçon, tous habitants de Gondrin, dans le café tenu par le sieur Capuron, un coup douteux se présente. Il se lève quelque difficulté qui fut aplanie par l'annulation du jeu. Plus tard, une autre difficulté s'éleva qui occasionna quelques discussions. Au même instant, ledit Broca étala ses cartes sur la table ; sur l'observation que lui fit le plaignant, ledit Broca lui dit "veux-tu parier que je te jette les cartes à la figure ?" ; le sieur Bertin lui ayant dit "si ça vous fait plaisir, faites-le" ; alors ledit Broca se lève, lui jette les cartes à la figure, s'arme d'un chandelier qui était sur la table, en asséna plusieurs coups sur la tête du plaignant qui lui firent six blessures, qui furent baignées de sang. Lesquelles blessures sont constatées par le certificat délivré par le docteur Laroche, médecin à Gondrin.

 

De tout quoi il a été dressé procès-verbal .......

 

 


 

Procès-verbal  acte n°58  - feuillet34  "Lapidation à Gondrin"   

 

Le 22.10.1839, par devant nous André Joseph Soulès, maire et commissaire de police de la commune de Gondrin, est comparu Angélique Moustéou âgée de 64ans, épouse de Pierre Maupaummé, forgeron, domiciliés de la ville de Gondrin, assistée de son mari, laquelle nous a déclaré :

 

..."que dans la journée de vendredi dernier,18 du courant, à 2h1/2 de l’après-midi, elle était sortie dans son jardin pour faire rentrer une poule à elle appartenant ; qu’au même instant, la dernière fille de Pierre Drouilhet, facteur, lui lança quelques pierres sur les jambes et qu’en même temps, la nommée Marie Courtade, épouse du dit Drouilhet, ce dernier, et le sieur Bernard Cardeillac, boucher, leur gendre, domiciliés de la dite ville, ses voisins, lui avaient tous lancé des pierres sur tout son corps, qui l’avaient mutilée et grièvement blessée ; qu’ensuite elle rentra chez elle où des pierres continuèrent d’être lancées par les sus-nommés, qui cassèrent quatre carreaux de vitres à la croisée qui donne au jardin susdit.

 

Elle offre pour témoins des faits du jour ci-dessus les nommés : 

François Lapparra fils, âgé de 12ans, Cosme Bréna fils 2ème né, âgé d’environ 9ans, la nommée Jeanne Ardit épouse Lapparra et Célina Bréna, âgée d’environ 15ans, domiciliés de la dite ville, qui seront présentés, au besoin,

En foi de quoi, nous avons fait et dressé le présent procès-verbal, le jour, mois…… pour être adressé à qui de droit…. la dite Moustéou et le dit Maupaummé ont déclaré ne savoir signé.

 

Signé le Maire de G.

 


 

 

 



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