le rôle des animaux

 

 

LE CHEVAL AU FRONT

 

 

« En arrivant au-dessus de Chipilly, je vis une chose étrange. Un vaste plateau ondulait, couvert de tant d’hommes, d’objets et de bêtes que, sur de larges étendues, la terre cessait d’être visible. Au-delà de la tour en ruine qui domine Etinehem, s’étendait un pays brun, roux, semblable à une bruyère ravagée par l’incendie. Je vis plus tard que cette couleur était due à l’accumulation des chevaux serrés les uns contre les autres. Tous les jours, on en menait boire vingt-deux mille à l’abreuvoir vaseux de la Somme. Ils transformaient les pistes en bourbiers et chargeaient l’air d’une puissante odeur de sueur et de fumier. »

 

Georges Duhamel découvre alors la fameuse côte 80 sur le front de la Somme en arrière des lignes françaises où l’on retrouve massés, blessés, troupes au repos, armements et chevaux. La présence de ces animaux est si dense qu’elle cache de loin la couleur du plateau. Il ne sera pas le seul combattant à être impressionné à son arrivée au front par la massivité de la présence équine dans les lignes arrières. Il faut dire que l’armée française mobilisera, entre le 31 juillet 1914 et le 11 décembre 1918, 1 880 000 chevaux (dont 150 000 mulets).

                       Extrait de la Revue Historique de l’Armée (Damien Baldin)

 


 

LE PIGEON VOYAGEUR

 

     


 

 

 



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